Présentation

Lundi 2 mai 2011, dans LIFE+ Corexerun

Le programme « Conservation, restauration et reconstitution des habitats semi-xérophiles du massif de la Montagne sur l’Ile de La Réunion » ci-après désigné COREXERUN, a officiellement démarré en janvier 2009. Un comité de pilotage permettra d’assurer la bonne gouvernance du projet COREXERUN par l’ensemble de ses partenaires dont le Parc national de La Réunion identifié par la Commission Européenne comme le coordinateur du programme, la Direction Régionale de l’Environnement, le Département, le Conservatoire de l’Espace Littoral et des Rivages Lacustres et le Conseil Régional.

Une charte régissant les implications de ces 5 acteurs de l’environnement réunionnais est en cours de signature Ce projet ambitieux dispose d’un budget total de 2 571 548 euros pour une durée de 5 ans (2009 – 2013). Il s’agit maintenant de relever le défit.

Le « sauvetage » des habitats semi-xérophiles du massif de la Montage consiste à restaurer 30 ha à partir des reliques répertoriées et à reconstituer 9 ha là où ce même habitat a récemment disparu afin de lutter activement contre l’érosion de la biodiversité réunionnaise. Dans ses différentes phases de réalisation, des protocoles novateurs devront être définis avec les expertises des acteurs locaux tout en bénéficiant des expériences acquises ailleurs dans les Mascareignes où des actions proches ont été engagées. À terme, et en retour, le projet COREXERUN permettra de diffuser une méthodologie et des procédures d’interventions dans d’autres zones des Mascareignes, d’enrichir les connaissances autour de cet habitat encore peu étudié et de sensibiliser aux besoins de préserver cet écosystème fragile et emblématique.

Dans sa mise en œuvre, le programme COREXERUN et son échéancier s’articulent autour de 5 axes :

1/ Connaître

Etat des lieux et stratégies d’intervention. Les connaissances sur la forêt semi-sèche de la Grande Chaloupe sont encore pauvres. On est dans l’incapacité d’évaluer leur fonctionnalité écologique actuelle. Ce premier volet bibliographique vise à répertorier l’ensemble des travaux et acteurs intervenus dans la zone. Il s’agit de recenser toutes les données permettant d’établir un état des lieux sur lequel se baseront les stratégies de restauration et de reconstitution. Ces dernières doivent suivre une méthodologie précise élaborée en étroite concertation avec les experts locaux. Cet axe principalement planifié sur 2009 est essentiel pour jeter les bases du projet COREXERUN.

2/ Sécuriser

Acquisition foncière. Pour optimiser la politique de sauvegarde de la forêt semi-xérophile sur le massif de la Montagne, le Conservatoire du Littoral poursuivra son programme d’acquisition foncière.

3/ Agir

Restauration, reconstitution et renforcement des populations. Le PNRun n’a pas vocation à conduire lui-même des travaux de restauration de milieux naturels, mais plutôt à les susciter et à les encadrer. Or les opérations de restauration et de reconstitution sont très demandeuses en main d’œuvre et une proportion importante du budget est dédiée à la mobilisation de cette force de travail par voie d’appel d’offre. Répondant aux exigences de la Commission Européenne, les notions de mise en compétition et de transparence dans le choix des prestataires seront appliquées. Les sous-traitants seront sélectionnés en fonction de critères d’évaluation prenant en compte la réduction de l’empreinte carbone et plus largement, la préservation de l’environnement grâce au nouveau code des marchés publics qui intègre le développement durable comme critère d’évaluation des candidatures. Les actions de terrain devront être en adéquation avec la stratégie d’intervention validée préalablement et ainsi agir suivant les protocoles définis. Ces activités concrètes de conservation sont de 4 ordres : Restauration écologique de 30 ha en limitant les invasions des espèces exotiques et en favorisant la recolonisation des espèces indigènes et endémiques. Préparation de terrain, plantation et entretien de la zone de reconstitution écologique. Récolte et stockage de semences par des organismes agréés. Production et encadrement à la production de plants en pépinière. D’un point de vue global il s’agit de renforcer 22 espèces menacées. Pour l’année 2009, les actions s’orientent sur la récolte et le stockage de semences ainsi que l’amorce des opérations de restauration après validation des protocoles.

4/ Communiquer

Dissémination de l’information et sensibilisation à l’environnement. Cet axe répond au besoin de faire connaître le projet COREXERUN, d’informer sur son évolution, de sensibiliser un large public à la fragilité et à la valeur patrimoniale de la forêt semi-xérophile et enfin de créer une plateforme d’échanges entre les acteurs de l’environnement. En 2009, ce volet se caractérise par la définition d’une stratégie de communication par une structure spécialisée, la création d’un site internet propre au projet (directement accessible par celui du Parc) et la mise en place de panneaux de présentation sur le site de la Grande Chaloupe après information de ses habitants par les médiateurs du Parc.

5/ Evaluer

Mesurer la validité des actions et planifier l’avenir. Ce dernier axe permet, sur une base régulière, d’évaluer la santé du projet que ce soit technique, administrative et/ou financière. Il permet de mettre en lumière les éventuelles limites du programme. Au terme des 5 ans, un plan d’action sera établi afin d’assurer la pérennité des actions menées sur la forêt semi-xérophile de la Grande Chaloupe. En septembre 2009, la Commission Européenne, en mission à La Réunion, décidera de la validité du projet COREXERUN.


Pour en savoir plus, allez visiter le site web du projet.