7 juillet 2010 : La Réunion en route vers le label "Patrimoine mondial de l’Unesco"

Mercredi 7 juillet 2010, dans Année 2010

Point sur la candidature du dossier « Pitons, cirques et remparts » porté par le Parc national de La Réunion

Le Comité d’experts de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) propose d’inscrire le bien « Pitons, cirques et remparts de l’île de La Réunion » sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Cet avis favorable constitue une étape très importante de la procédure de classement et un encouragement pour le travail effectué par l’équipe de La Réunion. Il reste désormais une dernière étape à franchir, celle de l’examen final du dossier lors de la 34ème session du comité du Patrimoine mondial de l’UNESCO qui se tiendra au Brésil du 25 juillet au 3 août 2010.

La délégation de La Réunion qui ira à Brasilia défendre le dossier « Pitons, cirques et remparts » sera constituée de représentants de l’État, des instances locales (Département et Région), du Parc national, de l’équipe scientifique ayant élaboré le dossier.

Le bien proposé au Patrimoine mondial bénéficie d’ores et déjà d’une protection juridique effective garantie par le Parc national, qui assurera sa gestion. Les concertations avec l’ensemble des acteurs concernés dans le cadre de la Charte du Parc nationale devront inclure la garantie de la préservation et de l’intégrité du bien.

L’inscription au patrimoine mondial est proposée au titre de deux critères naturels :

- Beauté naturelle et valeur esthétique exceptionnelles. L’UICN considère que l’association du volcanisme, des glissements de terrain d’origine tectonique et de l’érosion par les fortes pluies et les cours d’eau a donné un paysage accidenté et spectaculaire d’une beauté saisissante, le tout formant une mosaïque d’écosystèmes et de caractéristiques paysagères remarquables et très esthétiques.

- Habitat naturel représentatif pour la conservation de la biodiversité. L’UICN reconnaît que le bien est un centre mondial de diversité des plantes avec un degré d’endémisme élevé. Il contient les derniers habitats naturels les plus importants pour la conservation de la biodiversité terrestre des Mascareignes, et est le dernier refuge pour la survie d’un grand nombre d’espèces endémiques, menacées et en danger.