Le Parc national remet en question la culture du géranium et du goyavier.
FAUX ! SA PA LE PARC SA !

Mardi 16 avril 2013, dans SA PA LE PARC SA !

Le Parc national apporte son soutien à la filière géranium, comme à l’ensemble des filières traditionnelles du territoire. Il envisage, par ailleurs, de mobiliser prioritairement la marque "Parc national" pour appuyer les filières de plantes à parfums, aromatiques et médicinales, comme la vanille, le géranium ou les tisanes.

Le Goyavier revêt un statut particulier. Pour une large partie de la population, il fait partie du patrimoine réunionnais et c’est un fruit très apprécié. Il s’agit donc d’une filière agricole avec un potentiel de développement spécifique.

Pour autant, et comme la plupart des autres cultures de l’île, le Goyavier n’est pas une espèce indigène : c’est une espèce qui a été introduite sur l’île par l’homme. Sa particularité est qu’elle s’est ensuite largement répandue dans les milieux naturels, devenant envahissante et prenant la place d’habitats indigènes souvent fragiles. Très prolifique, disséminée par les oiseaux et pouvant rejeter très facilement, cette espèce est à ce titre une « peste végétale » pour la nature. Elle est reconnue au niveau international comme l’une des 100 espèces les plus envahissantes de la planète.

Pour l’aire d’adhésion, la charte reconnaît l’existence de cette filière agricole de niche, qu’il convient de structurer et d’accompagner. Pour cela, il a été convenu avec les parties prenantes de contrôler son extension spatiale (les mises en culture devront se limiter aux friches déjà envahies) et d’encourager les chartes de bonnes pratiques. La charte ne s’oppose donc pas à une valorisation de ce produit, y compris dans le cadre du projet des "Portes de Parc".

Cependant, la vocation première du cœur est bien celle de préservation des milieux naturels indigènes. Comme les autres espèces invasives, les nouveaux foyers de Goyavier doivent donc faire l’objet d’une détection précoce et d’une intervention rapide d’éradication. Même si, à ce jour, il n’est pas envisageable d’éradiquer totalement le Goyavier du cœur de parc (faute de techniques et de moyens), des actions ponctuelles de restauration de milieux devront être menées, en particulier sur des zones prioritaires (identifiées sur la carte des vocations comme « zones de restauration »). Rappelons que les espèces invasives sont la première cause de la perte de la biodiversité dans les îles océaniques.

Par ailleurs, la charte prévoit la sensibilisation du public aux bons gestes à adopter pour éviter de favoriser la dissémination des espèces exotiques.