Maison du parc et qualité environnementale : le confort thermique

Mardi 11 juin 2013, dans La qualité environnementale

Le projet architectural de la Maison du parc national prend en compte le contexte climatique tempéré-hyper humide de la Plaine des Palmistes, afin d’assurer un confort thermique optimal des agents et visiteurs.

Le climat à la Plaine-des-Palmistes est tout à fait original. Les températures moyennes annuelles
sont de 18°C l’été et de 14°C l’hiver.

De plus, les forts cumuls de pluie et la présence fréquente de brouillard favorise une humidité de l’air importante. Le plus souvent, nous sommes en présence
d’un temps ensoleillé le matin et couvert l’après-midi, typique des communes des hauts de l’est de La Réunion.

Afin d’assurer un confort thermique intéressant tout en diminuant au maximum la consommation d’énergie, la Maison du parc est basée principalement sur un système bioclimatique passif adapté au climat particulier de la Plaine-des-Palmistes et variable selon les saisons.

En période chaude, le confort sera assuré par une ventilation naturelle traversante. Les fenêtres de
chaque côté des bâtiments, eux même d’une largeur inférieure à 10m, assurent ce rôle.

De plus, le débord de toiture sur la face sud évite un rayonnement direct trop intense sur les surfaces
vitrées.

En tout état de cause, la fraîcheur relative du climat local permet d’éviter l’installation d’un système de climatisation.

En période fraîche, les coursives vitrées desservant l’ensemble des bureaux apporteront de par leur
conception l’apport de chaleur nécessaire. Celles-ci sont situées tout le long de la face nord des bâtiments, la plus ensoleillée en cette saison, et joueront donc le rôle de serres.

De plus, un système de mur trombe à eau (grands tubes plastiques remplis d’eau, chauffés par le rayonnement solaire) permettra de répartir les apports de chaleur du rez-de-chaussée vers les étages.

Deux cheminées permettront un chauffage d’appoint dans le bâtiment d’accueil du public et dans la salle commune du personnel.

Seule véritable installation non passive, un système de ventilation double flux permettra de remplacer la ventilation naturelle par un apport d’air déshumidifié et éventuellement préchauffé lorsque les conditions climatiques le nécessiteront.