28 mars 2013 : Projet Péi Run à Piton Ravine Blanche

Mercredi 12 juin 2013, dans Partenariats


L’association Tamar’haut, en partenariat avec le Parc national, a lancé le 28 mars 2013 un projet de plantation d’espèces indigènes sur le site de Piton Ravine Blanche.

Le Parc national de La Réunion a souhaité travailler en collaboration avec des associations de quartier afin de réaliser une action concrète de préservation de la nature et de développement durable impliquant des habitants de l’île : la Plantation d’espèces indigènes pour une utilisation durable par la population (ou projet Péi Run).

Un projet Péi Run permet ainsi de concilier les usages qui constituent le patrimoine culturel des habitants et la préservation des patrimoines naturels.

Piton Ravine Blanche est l’un des deux sites sélectionnés en 2012, pour la réalisation d’un projet Péi Run.

L’objectif du Parc national est de mener des projets Péi Run en aire d’adhésion du parc national, dans des zones où la végétation est fortement secondarisée. Il propose d’accompagner, en collaboration avec des associations environnementales et écologistes, une association du quartier prête à s’investir pour mobiliser les habitants, afin de les former à une utilisation durable des plantations.

Il est important que l’association puisse au terme de 2 années d’accompagnement, poursuivre le projet de manière autonome et à gérer le site, notamment dans la lutte contre les plantes envahissantes.

Cette méthodologie passe par des usages doux, peu ou pas impactant sur les espèces plantées. Dans le cas d’usages fort (exemple : coupe d’arbres pour la construction d’une cabane d’accueil), l’association sera formée à la mise en place de plantations dont les semences pourront servir à la production de nouveaux plants.

La population de l’île utilise depuis longtemps son milieu naturel, et plus particulièrement la flore locale, comme remède pour apaiser certaines maladies, comme bois de chauffe ou de cuite, pour le miel produit par les abeilles ou pour la sylviculture.

Ces ressources ne sont toutefois pas inépuisables et l’utilisation excessive du milieu naturel peut être néfastes pour le milieu naturel. Ces pratiques peuvent conduire à des modifications des écosystèmes voire à la mort de certains arbres.

Ces modifications sont d’autant plus fortes que les surfaces occupées par la végétation naturelle avant l’arrivée de l’Homme ont diminué aujourd’hui de plus de 70 %, du fait notamment de la construction des villes et l’installation de zones agricoles.