Dos d’Âne lance son projet Pei-Run en partenariat avec le Parc national

Mardi 18 juin 2013, dans Partenariats

Samedi 15 juin, l’association Ti Fanal, a lancé, en partenariat avec la commune de la Possession et le Parc national, un projet de plantation d’espèces indigènes pour une utilisation durable (ou projet Péi Run). C’est une action concrète de préservation de la nature et de développement durable qui est mise en place dans ce village des hauts.

Tous les habitants étaient invités à participer à la journée de présentation du projet le samedi 15 juin. Les associations locales, membres du collectif CAC 974 étaient également présentes pour montrer leurs savoir faire et faire de cette manifestation une journée de convivialité et d’échanges.

Un projet Péi Run a pour objectif de concilier les usages traditionnels des plantes, qui constituent le patrimoine culturel de notre île et la préservation des patrimoines naturels.

C’est le site de l’ancienne auberge Marie Claire, situé en pied de rempart et actuellement en friche qui a été choisi pour mener cette action. L’association a décidé de s’investir dans la replantation de plantes et d’arbres indigènes et la mise en place d’une pépinière. La participation des habitants est sollicitée, afin de choisir les espèces, en fonction des usages qu’ils ont font : remède pour apaiser certaines maladies, comme bois de chauffe ou de cuite, pour le miel produit par les abeilles ou pour la sylviculture.

Le Parc national apporte son soutien technique. Les agents de l’établissement sont intervenus pour recenser et localiser sur le site à proximité du cœur naturel, les espèces endémiques ou indigènes à conserver. Ce diagnostic écologique facilitera l’intervention des ouvriers qui mèneront les travaux d’éradication des espèces exotiques.

En parallèle, un projet pédagogique cofinancé par le Parc a été lancé à la rentrée 2012. Les élèves d’une classe de CE2 de l’école Roland Jamin et d’une classe de CM2 de l’école Paul Langevin suivent l’action. Après une découverte du patrimoine naturel de leur quartier et de la biodiversité du parc national, ils ont réalisé plusieurs sorties sur le site et suivront les plantations. Pendant l’année, ils ont réalisé une enquête auprès des gramounes du village sur les usages lontan de la forêt. Certains sont venus témoigner dans les classes sur leur mode de vie de l’époque et les liens qu’ils avaient avec la forêt. A partir des réponses recueillies, le service Art et Patrimoine de la ville a écrit un conte, qui a été présenté à l’école. L’année prochaine, les enfants participeront au projet en faisant pousser des plantes dans une micro-pépinière.

L’objectif est de mener des projets Péi Run en aire d’adhésion du parc national, dans des zones où la végétation est fortement secondarisée. Le Parc national propose d’accompagner, en collaboration avec des associations environnementales et écologistes, une association du quartier prête à s’investir pour mobiliser les habitants, afin de les former à une utilisation durable des plantations. L’association doit être en mesure, au terme de 2 années d’accompagnement, de poursuivre le projet de manière autonome et de gérer le site, notamment dans la lutte contre les plantes envahissantes.

A travers le projet Péi-Run, le Parc national joue son rôle de rassembleur, en accompagnant les associations volontaires qui s’engagent avec la population pour maintenir le patrimoine naturel et préserver le patrimoine naturel de leur quartier, de leur village, de leur île.