31 juillet 2013 : le Parc national fête le 3ème anniversaire de l’inscription au patrimoine mondial des Pitons, cirques et remparts

Mercredi 25 septembre 2013, dans Année 2013

Le 1er août 2010, au cours de la 34ème session du comité du patrimoine mondial organisée par l’UNESCO, les Pitons, cirques et remparts de l’île de La Réunion ont été inscrits sur la prestigieuse Liste du patrimoine mondial. Ce Bien naturel, le 3ème reconnu pour la France, coïncide avec le coeur naturel du parc national. S’y ajoutent 4 sites (la Grande Chaloupe, le piton d’Anchain, le piton de Sucre et la Chapelle à Cilaos, Mare-Longue à Saint-Philippe).

Ce troisième anniversaire est l’occasion, pour le Parc national, de donner rendez-vous aux Réunionnais et aux visiteurs le samedi 3 août à partir de 9h, sur trois sites (la fenêtre des Makes à Saint-Louis, le sentier Hell-Boug/Bélouve à Salazie et le point de vue du col de Bébour), pour une présentation, par des agents de l’établissement, des critères qui ont conduit l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) à proposer l’inscription des Pitons, Cirques et Remparts
de La Réunion sur la liste des sites naturels du patrimoine mondial : la valeur esthétique exceptionnelle des paysages, ainsi que la grande valeur des habitats naturels qu’ils abritent,
refuge de biodiversité où survivent un grand nombre d’espèces menacées.

Cet anniversaire est également l’occasion pour le Parc national, de révéler le premier Point
merveilleux. C’est un site unique, très rare au niveau mondial, que la population est invitée à
s’approprier : le piton de Sucre et la Chapelle dans le cirque de Cilaos, invitation à un voyage dans
les entrailles du vieux volcan du piton des Neiges.
Enfin, cet anniversaire permet de mesurer l’avancement, depuis 3 ans, des actions importantes
pilotées par le Parc national, pour garantir sur le long terme la protection et l’intégrité du Bien dont il a été nommé gestionnaire :

- l’élaboration de la Charte du territoire du parc national, en concertation étroite avec l’ensemble des acteurs institutionnels et territoriaux. Ce document, qui réaffirme la place de l’homme dans ce territoire vécu et vivant, constituera le plan de gestion du Bien. A ce titre, il recense les enjeux auxquels des réponses collectives doivent être apportées. Tous les partenaires concernés par ce territoire sont ainsi appelés dans le cadre de leurs compétences, à agir de façon concertée en faveur des enjeux prioritaires, notamment la nécessaire préservation des paysages et l’accompagnement de leurs évolutions, ainsi que l’inversion de la tendance à la perte de la biodiversité.

- la recherche de solutions innovantes pour des situations de conflits d’usages, afin d’assurer un équilibre entre les activités humaines et la conservation des patrimoines : travail avec les éleveurs et les institutions pour permettre l’évacuation d’animaux divagants du cœur naturel du parc national, appui à la structuration de micro-filières, accompagnement des entreprises effectuant des aménagements et travaux, valorisation de l’histoire des sites sans compromettre l’objectif prioritaire de restauration des écosystèmes du cœur naturel.

- le soutien et l’accompagnement de projets portés par des privés, par des associations locales en faveur de la préservation des patrimoines : projets de plantations d’espèces indigènes (PEI Run), arboretum ex-situ de ronce blanche par l’APN.

- l’animation pédagogique pour faire du parc national un territoire de savoir heureux : actions de sensibilisation et d’éducation à l’environnement pour un développement durable, en partenariat financier avec le rectorat et la DAC OI, à travers des projets de classes, d’écoles ou de réseaux d’établissements, accompagnement par les agents de sorties de
terrain, accueil et information du public pendant les week-ends sur les sites les plus fréquentés et dans les manifestations locales ou nationales, etc.

- la participation à des actions d’envergure de conservation d’espèces animales ou végétales : programmes européens Life + Corexerun (de reboisement de la forêt semi-sèche de la Grande Chaloupe) et Life + Cap DOM (sauvegarde du Tuit-tuit et du Pétrel de Barau), plan national d’action en faveur du Pétrel noir, suivis post-incendie de la végétation (sur le massif des Hauts sous le vent, au volcan, à la Roche-Ecrite).

- la construction de la Maison du parc à la Plaine des Palmistes, au sein d’un pôle touristique constitué par le Domaine des Tourelles et l’Office de tourisme intercommunal de l’Est. Le bâtiment, qui prend en compte les exigences de développement durable voulues par l’établissement, accueillera, à partir de 2015, un espace d’accueil et de découverte du
territoire inscrit au patrimoine mondial permettant aux visiteurs d’appréhender la variété des paysages et de la biodiversité des pitons, cirques et remparts.

- l’élaboration d’un rapport intermédiaire sur l’état de conservation du Bien soumis par l’État partie à l’Unesco. Lors de la 37ème session du Comité du patrimoine mondial organisée à Phnom Penh, entre le 16 et le 27 juin 2013, la décision prise sur la base de ce rapport conforte les objectifs et orientations figurant dans la Charte.

La participation de tous est essentielle pour faire vivre ce projet collectif, dans lequel le Parc
national et ses partenaires se mobilisent afin que ce patrimoine inestimable soit le support d’un
développement économique durable des Hauts de notre île.

Alors, rendez-vous le samedi 3 août sur les sites de la fenêtre des Makes, du col de Bébour et au
départ du sentier menant de Hell-Bourg à Bélouve.

- au point de vue de la fenêtre des Makes, qui offre une vue magnifique que le cirque de Cilaos, et sur le site du piton de Sucre et la Chapelle, site également reconnu par l ’Unesco.

- sur le sentier qui part de Hell-Bourg pour arriver à Bélouve , c’est la vue sur le cirque de Salazie qui sera mise à l’honneur, avec un focus sur le piton d’Anchain, également inclus dans le Bien inscrit.

- au col de Bébour, qui permet de découvrir le paléo-cirque du même nom et la biodiversité remarquable qu’il abrite.

Ce troisième anniversaire est également l’occasion pour le Parc national de dévoiler un premier Point merveilleux du territoire. Il poursuit sa mission d’ouverture vers le grand public et de partage des
connaissances sur les richesses des patrimoines du territoire, en proposant aux visiteurs de s’approprier un point merveilleux (une richesse inattendue et recensée de la géologie, de la faune et de la flore, des sites uniques, les découvertes remarquables, les travaux d’identification et de préservation des patrimoines culturels ou historiques). C’est le site du Piton de Sucre et de la
Chapelle qui est révélé comme premier Point merveilleux.

Un dépliant de présentation, réalisé avec les apports de scientifiques, est téléchargeable sur le site web du Parc.