Une démarche partenariale

Jeudi 21 mai 2015, dans LIFE+ Pétrels

L’Europe

L’Union Européenne, grâce à son instrument financier LIFE+, soutient des projets de conservation de la biodiversité partout sur son territoire, y compris en Outre-Mer depuis quelques années. L’Europe cofinance le projet LIFE+ Pétrels à hauteur de 50%. L’autre moitié est financée par les 6 partenaires locaux (la DEAL, le Département de La Réunion, la Parc national de La Réunion, la Société d’Etudes Ornithologiques de la Réunion, l’Université de La Réunion et l’Office National de la Chasse et la Faune Sauvage).

La Réunion est le premier territoire ultra-marin français a avoir initié, accueilli et mené à terme un projet LIFE+, le programme LIFE+ Corexerun. Le Parc national et ses partenaires ont su montrer un réel savoir faire en la matière. Depuis 3 autres programmes ont suivi, les projets LIFE+ CAPDOM, Pétrels et Forêt sèche.

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Les partenaires locaux

Le projet LIFE+ Pétrels est cofinancé par la Commission européenne (50%) et par 6 acteurs locaux de l’environnement qui composent son comité de pilotage (la DEAL, le Département de La Réunion, le Parc national de La Réunion, la Société d’Études Ornithologiques de la Réunion, l’Université de La Réunion et l’Office National de la Chasse et la Faune Sauvage).

Le Parc national de La Réunion, qui pilote le projet LIFE+ Pétrels, est un établissement public à caractère administratif, créé en mars 2007. Il a pour mission d’assurer la conservation et la valorisation du patrimoine naturel et culturel sur son territoire. Le Parc national est également gestionnaire du Bien des « Pitons, cirques et remparts » inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO. Dans ce cadre, le Parc national conduit et soutient en particulier des actions de connaissance, de préservation et de conservation des écosystèmes.

La Société d’Études Ornithologiques de la Réunion (SEOR). Cette association réunionnaise est à l’origine de la conservation des oiseaux de La Réunion. Créée en 1997, elle est maintenant très bien implantée dans le tissu réunionnais, et mène des actions concrètes de sensibilisation auprès du grand public et des scolaires pour mieux faire connaître les richesses naturelles de l’île et les menaces qui pèsent sur elles. Chaque année, ce sont plus de 2000 oiseaux qui sont pris en charge par son réseau de sauvetage grâce à l’aide de la population. Parmi les espèces d’oiseaux secourues figurent deux espèces menacées de disparition qui sont fortement impactées par la pollution lumineuse : Le Pétrel noir de Bourbon et le Pétrel de Barau. Mais également Le Busard de Maillard, unique rapace nicheur sur l’île, qui est parfois empoisonné involontairement lors des campagnes de dératisation menées en zone agricole. Elle poursuit également depuis 2003, un programme de conservation pour sauver de l’extinction l’oiseau forestier le plus rare de l’île : l’Echenilleur de La Réunion (Tuit-tuit) en partenariat avec l’Europe, la DEAL , le parc national et l’ONF.

L’université de La Réunion est active dans le domaine de l’étude et de la conservation de la biodiversité réunionnaise à travers les activités de recherche de ses laboratoires et à travers ses enseignements de niveau Licence et Master notamment. L’équipe universitaire impliquée dans le LIFE+ Pétrels est pluridisciplinaire et complémentaire. Elle comprend des expertises en biologie et écologie (écologie et conservation des oiseaux marins tropicaux et des pétrels endémiques de La Réunion, impact des mammifères introduits sur les oiseaux marins et leurs habitats, génétique des populations appliquée aux espèces rares) ; en droit de l’environnement (cadre légal et réglementaire de la lutte contre les espèces envahissantes en milieu naturel) ; en socio-économie de l’environnement (valeur économique de la biodiversité en général et des pétrels endémiques en particulier) ; en géographie (analyse spatiale et cartographie). L’UMR ENTROPIE (ex laboratoire ECOMAR) étudie l’écologie et la conservation des pétrels endémiques de La Réunion depuis de nombreuses années, et collabore avec le Parc National, la SEOR et la BNOI pour identifier les causes de raréfaction de ces espèces et mettre en place des actions de conservation adaptées. Utilisant des moyens technologiques modernes et adaptés, l’UMR ENTROPIE mène des recherches scientifiques internationalement reconnues.

L’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS), établissement public sous la tutelle du ministère en charge de l’Écologie et du ministère en charge de l’Agriculture, remplit cinq missions principales répondant aux axes majeurs de la dernière Conférence environnementale, dans la suite du Grenelle de l’environnement :
- Surveiller les territoires et faire respecter la réglementation environnementale
- Mieux connaître la faune sauvage et ses habitats
- Conseiller et apporter une expertise technique
- Organiser l’examen du permis de chasser
- Promouvoir une chasse durable

L’établissement est ainsi pleinement engagé dans la préservation de la biodiversité réunionnaise, grâce :
- aux actions de police, de prévention et de surveillance menées par la Brigade Nature Océan Indien (BNOI)
- aux missions d’études et de recherches sur la faune sauvage réalisées notamment par la cellule technique Océan Indien.

La Brigade Nature Océan Indien (BNOI). Créée en 1994 et placée sous la coordination de la Direction de l’environnement de l’aménagement et du logement (DEAL) de la Réunion, la La Brigade de la Nature Océan Indien (BNOI) est composée de 8 inspecteurs de l’environnement appartenant respectivement à l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques (ONEMA) et au Parc national de la Réunion. Ce service mixte de police de l’environnement reçoit aussi, un appui fonctionnel de la part de l’Office national des forêts, dans la réalisation de ses missions :
- de surveillance, prévention et constatation des infractions en matière de chasse et de pêche ;
- de protection d’espèces et espaces protégés, terrestres et aquatiques ;
- d’études menées sur certaines espèces sensibles, endémiques et invasives.
Si son activité principale reste la police de l’environnement à laquelle elle consacre 60 % de son temps, la BNOI n’en délaisse pas moins les études techniques menées notamment sur les espèces vulnérables.
À ce titre, elle peut se prévaloir d’avoir initiée les premières prospections sur le site du « Bras des Étangs » suite à la découverte par des gendarmes de Cilaos, de cadavres de Pétrels de Barau.

La Direction de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DEAL) de La Réunion remplace et reprend les compétences de la DIREN (direction régionale de l’environnement), de la DDE (direction départementale de l’équipement), de la police de l’Eau de la DAF (direction de l’agriculture et de la forêt) et de la DRIRE (direction régionale de l’industrie, de la recherche et de l’environnement), hormis le développement industriel et la métrologie. Elle a été créée le 1er janvier 2011. Sous l’autorité du Préfet, la DEAL a pour mission de mettre en œuvre localement, les politiques de l’État impulsées par le ministère de l’Écologie, du Développement Durable et de l’Énergie (MEDDE), et le ministère du Logement, de l’Égalité des Territoires et de la Ruralité (MLETR).

Ce service déconcentré de l’Etat est notamment en charge des Plans De Conservation PDC et Plans Nationaux d’Action PNA, un dispositif du Grenelle de l’environnement mis en place afin de protéger les espèces végétales et animales en danger critique d’extinction. La DEAL a ainsi financé la rédaction puis la mise en oeuvre du PDC Pétrel de Barau et du PNA Pétrel noir de Bourbon.

Le Département conduit depuis plus de vingt ans une politique active de protection et de valorisation des espaces naturels sensibles et de la biodiversité.
Premier propriétaire de l’Ile, avec 105 000 ha d’espaces naturels et forestiers lui appartenant, c’est aussi le principal financeur avec l’Europe des actions en faveur de la biodiversité, auxquelles il consacre un budget annuel de plus de 10,5 millions d’euros par an.
Ses efforts portent sur la conservation, la gestion et la restauration des milieux les plus vulnérables, - forêts primaires, étangs, prairies humides, paysages remarquables, récifs coralliens… - dans le cadre de programmes mis en œuvre par l’ONF et les autres gestionnaires de sites.
Il consacre d’importants moyens à la lutte contre les espèces exotiques envahissantes et soutient les initiatives visant la sauvegarde de nos oiseaux endémiques, tuit-tuit, papangues et pétrels…
A cet effet, il est particulièrement attaché au principe d’associer le plus largement possible la population et la société civile aux actions de conservation.

L’équipe permanente

La cellule permanent du LIFE+ Pétrels est composée de 5 personnes à temps plein :

- Chef de projet, Lucie LABBE, Parc national : lucie.labbe reunion-parcnational.fr
- Responsable scientifique et logistique, Patrick PINET, Parc national : patrick.pinet reunion-parcnational.fr
- Chargée de communication, partenariat et pédagogie, Djamila SIDAT, Parc national : djamila.sidat reunion-parcnational.fr
- Chargé de mission, Martin RIETHMULLER, SEOR : riethmullerm seor.fr
- Assistant ingénieur, Jérôme DUBOS, Université

Equipe permanente {JPEG}

Des techniciens saisonniers seront recrutés par la SEOR pour compléter l’équipe permanente ainsi que des stagiaires seront accueillis chaque année.

L’équipe permanente coordonne les différents partenaires du programme LIFE+ Pétrels qui vont aussi investir du temps pour la bonne mise en œuvre du projet.

Un projet fédérateur

Ce projet a pour objectif de concilier le développement socio-économique de l’île et la conservation des pétrels endémiques. Il sera aussi le premier à La Réunion à initier la mise en place d’actions d’envergure et concertées sur toute l’île, de la bande littorale aux plus hauts sommets.

Les pétrels endémiques, directement impactés par le manque de corridors de passage à faible pollution lumineuse, sont des espèces pilotes idéales pour démontrer que la compréhension et l’acceptation sociale, également appelée "Solidarité écologique", sont essentielles pour améliorer la connectivité entre les zones naturelles et protégées des hauts de l’île et les régions urbanisées du littoral.

Ce projet de ne se limite pas à des actions de conservation localisées mais cible l’ensemble des acteurs socio-économiques de l’île avec l’objectif de mettre en place un programme structurant et fédérateur, avec les associations et les acteurs locaux et de dynamiser les initiatives locales.

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Par conséquent, le programme LIFE+ Pétrels se veut fédérateur et participatif. Financé par l’Union européenne et par 6 acteurs locaux, l’équipe permanente travaille déjà avec l’Association pour la Valorisation de l’Entre-Deux Mondes (AVE2M).

En conclusion, l’objectif du programme LIFE+ Pétrels est d’ouvrir la voie à de nouveaux partenariats et à de nouveaux projets de contributions des acteurs locaux au programme. Les collectivités, l’ensemble des acteurs du territoire, les financeurs, les sponsors ou mécènes sont invités à prendre contact avec la cellule permanente du programme afin d’apporter leur soutien au projet LIFE+ Pétrels.

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Nous avons la responsabilité de conserver ensemble ce patrimoine !

+ d’infos

 : www.petrels.re

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Découvrez ce projet en images :
https://vimeo.com/130194568