13èmes Rencontres de l’Association des biens français du patrimoine mondial

Jeudi 11 juin 2015, dans Actualités

L’Association des biens français du patrimoine mondial est composée des gestionnaires des biens français inscrits sur la Liste du patrimoine mondial par l’UNESCO soucieux d’améliorer la qualité de la protection et de la valorisation de leurs biens, de prendre part aux réflexions relatives aux politiques publiques conduites en France et de coopérer avec tous les sites culturels et naturels de la communauté internationale qui constituent un patrimoine universel, tout en œuvrant pour leur promotion. A ce jour 39 biens français sont inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Chacun des biens français qui figure sur la Liste du patrimoine mondial a été inscrit en raison de sa valeur universelle exceptionnelle sur plusieurs critères.

L’association a organisé ses 13èmes Rencontres de l’Association des bien français du patrimoine mondial du 3 au 5 juin au Pont-du-Gard, à l’occasion des célébrations du 30ème anniversaire de l’inscription du Pont du Gard sur la Liste du patrimoine mondial par l’UNESCO. Ces rencontres ont réuni les gestionnaires des biens français inscrits, les porteurs des nouvelles candidatures, ainsi que les représentants des ministères chargé de la culture et de l’environnement. Les 3 seuls biens naturels inscrits sur la Liste du patrimoine mondial étaient également représentés : le Golfe de Porto, les lagons de Nouvelle-Calédonie et nos Pitons, cirques et remparts. Le Parc national de la Réunion, gestionnaire de ce bien naturel français inscrit sur la Liste du patrimoine mondial par l’UNESCO le 01 août 2010, avait fait le déplacement.

Crédit photo : EPCC Pont-du-Gard

Les biens inscrits au patrimoine mondial par l’UNESCO sont très divers : villes du patrimoine mondial, monuments et ensembles architecturaux, monuments en série, paysages culturels, biens naturels, biens mixtes. Malgré cette diversité, les échanges ont mis en évidence de nombreuses thématiques partagées, qu’il s’agisse de la valorisation durable des biens, de la médiation et de la participation des populations, de la gestion des flux de visiteurs ou encore de la promotion. Les Rencontres ont également permis de partager des initiatives intéressantes réalisées par certains gestionnaires, telles que la mise en place de résidences d’artiste ou le développement de marques de territoire.

Yves DAUGE, président de l’association et figure emblématique de la protection du patrimoine architectural en France, a conclu les Rencontres en remerciant les participants pour la richesse et la convivialité des échanges. Il a rappelé que le Patrimoine mondial n’est pas une affaire de label : c’est avant tout la défense d’une cause au service de l’humanité tout entière. Une affaire d’engagement, de fierté mais aussi de solidarité.

Pour en savoir plus, découvrez le site de l’association

Aller plus loin :
Qu’est-ce que le concept de la valeur universelle exceptionnelle ?

Certains biens revêtent une importance culturelle et/ou naturelle tellement exceptionnelle que cette dernière va au-delà des frontières nationales et qu’elle présente le même caractère inestimable pour les générations actuelles et futures de l’ensemble de l’humanité. A ce titre, la protection permanente de ce patrimoine est de la plus haute importance pour la communauté internationale toute entière.
Un bien a une valeur universelle exceptionnelle s’il répond à au moins un des critères listés par le Comité du patrimoine mondial, tels que "représenter des phénomènes naturels remarquables ou des aires d’une beauté naturelle et d’une importance esthétique exceptionnelles" ou encore "contenir les habitats naturels les plus représentatifs et les plus importants pour la conservation in situ de la diversité biologique, y compris ceux où survivent des espèces menacées ayant une valeur universelle exceptionnelle du point de vue de la science ou de la conservation."